Tourisme VERT Pour un tourisme éthique

Tourisme vert et écotourisme

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Pour combler nos désirs d'évasion et nos courtes semaines de vacances, les offres touristiques se font toujours plus attrayantes et lointaines. Des forfaits tout compris, bradés, promettent de conduire à l'autre bout de la planète, sous le soleil de véritables paradis. Sans y prendre garde, le paradis des uns peut se révéler l'enfer des autres, à moins de préférer un tourisme plus mesuré au tourisme de masse.

L'écotourisme, une définition

Le tourisme écologique, ou écotourisme, désigne un voyage responsable centré sur la découverte et l'appréciation de la nature et des cultures locales. Il vise à minimiser les impacts négatifs sur l'environnement tout en favorisant une compréhension approfondie des écosystèmes visités.

Quatre principes fondamentaux le définissent : la minimisation de l'impact, la sensibilisation des visiteurs, le respect de la culture locale, et la fourniture d'avantages financiers directs pour la conservation et pour les populations concernées.

Ce dernier point est le plus discriminant. Un séjour en pleine nature qui ne laisse aucune retombée aux habitants et ne finance aucune protection n'est pas de l'écotourisme : c'est du tourisme de nature.

Les mots à distinguer

Le tourisme vert désigne, dans l'usage français, le tourisme en milieu rural et naturel, ce qui ne présume ni de son impact ni de ses retombées.

L'agrotourisme associe le séjour à une exploitation agricole : ferme auberge, table et chambre d'hôtes à la ferme, vente directe.

Le tourisme durable est le terme le plus large : un tourisme viable sur les plans économique, social et environnemental.

Le tourisme équitable insiste sur la répartition de la valeur et sur la participation des populations aux décisions.

Le tourisme responsable, enfin, décrit un comportement de voyageur plus qu'une offre.

Les labels d'hébergement

Plusieurs repères existent en France et en Europe, avec des exigences inégales.

L'Écolabel européen s'applique aux hébergements touristiques et porte sur l'eau, l'énergie, les déchets et les produits utilisés. Il est public et contrôlé par un organisme tiers.

La Clef Verte est un label international d'hébergements et de campings, avec audit annuel.

Les labels de gîtes et de chambres d'hôtes proposent des mentions écologiques adossées à des grilles précises, et des réseaux d'hébergements biologiques appliquent leurs propres cahiers des charges.

À l'inverse, les mentions non contrôlées, « écoresponsable », « éthique », « au cœur de la nature », n'engagent à rien. Lire le référentiel plutôt que le logo reste la seule approche fiable.

Les activités

Randonnée pédestre, itinérance à vélo, canoë, observation naturaliste, parcours ornithologiques, séjours en parc national ou régional, découverte des savoir-faire agricoles et artisanaux : le tourisme vert repose sur des activités peu consommatrices et sur un rythme lent.

Les parcs nationaux, les parcs naturels régionaux et les réserves proposent des sorties accompagnées par des gardes et des guides naturalistes, qui apportent une compréhension du milieu qu'aucun panneau ne remplace.

Quelques règles conditionnent ces activités : rester sur les sentiers, respecter les périodes de sensibilité de la faune, nidification, mise bas, hivernage, , tenir les chiens en laisse, ne rien prélever, et emporter ses déchets. Le bivouac et le feu obéissent à des règles locales strictes, parfois à des interdictions saisonnières.

Le transport, encore et toujours

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C'est la variable dominante de l'empreinte d'un séjour, et aucun label d'hébergement ne la compense.

Un hébergement écolabellisé atteint en avion à l'autre bout du monde reste un voyage lourd. Un gîte ordinaire à 2 heures de train ne l'est pas.

Trois décisions comptent, par ordre d'efficacité : partir moins loin et plus longtemps, privilégier le train quand il existe, et se déplacer sur place à pied, à vélo ou en transport collectif plutôt qu'en voiture de location.

La consommation sur place

Manger local et de saison, s'approvisionner sur les marchés et auprès des producteurs, limiter les déchets, économiser l'eau, particulièrement dans les zones sous tension estivale, et fréquenter les commerces et restaurants indépendants plutôt que les chaînes.

Ces choix ne sont pas symboliques : dans une commune rurale, la fréquentation touristique fait vivre les derniers commerces et services, et c'est souvent le principal apport du visiteur.

La bonne saison

Voyager hors des pics de fréquentation est le geste le plus efficace et le plus agréable : moins de pression sur les milieux et les ressources, prix plus bas, accueil meilleur, et sites accessibles.

C'est aussi ce qui aide le plus les territoires touristiques, dont le problème n'est pas le manque de visiteurs mais leur concentration sur 6 semaines.

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